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L’art ancien de la fauconnerie

L’art ancien de la fauconnerie 

L’activité de chasse en Italie peut être exercée au fusil et à l’arc mais, peu de gens le savent, même avec l’aide de oiseaux de proie convenablement entraînés. L’art ancien de la fauconnerie a encore des origines incertaines remontant probablement à une époque antérieure je il y a 4000 ans dont l’histoire, selon les érudits, est née dans les steppes d’Asie centrale (une zone actuellement entre la Chine et la Mongolie). Cet art est encore pratiqué dans tout le pays où les chasseurs de fauconniers sont représentés par diverses associations sectorielles.

Un aspect fondamental, sur lequel on s’attarde toujours peu, concerne le fait que la chasse aux rapaces, bien qu’auxiliaire à tous égards au même titre que nos fidèles chiens, est des animaux sauvages dressés, mais jamais domestiqués. Les chasses se déroulent à l’aide de chiens d’arrêt convenablement dressés pour collaborer avec les oiseaux de proie et les chasseurs et très corrects sur le tourbillon de la nature, qui ne doit être chassé et chassé que par l’oiseau prédateur. En fonction de leurs caractéristiques de vol et de leur façon de chasser, les faucons sont classés par « De haut vol » tu détestes « Vol bas ». Le premier coup par-dessus la tête du chien et du maître-chien et, au moment du vrombissement de la nature, ils fondent pour frapper la proie à mort. Définis ceux de « Vol bas » au lieu de cela, ils lancent l’attaque mortelle en partant directement du poing du chasseur fauconnier. Selon les caractéristiques environnementales du terrain de chasse, des oiseaux appartenant à l’un ou l’autre type de vol sont utilisés.

Et précisément en vertu de son corpus culturel et ses origines très anciennes qui ont même des racines protohistoriques, l’UNESCO a classé l’art de la fauconnerie Patrimoine culturel immatériel et vivant le définir :

« Un patrimoine vivant et créatif riche de significations et d’expressions culturelles qui forment, sur un territoire géographique relativement restreint, un corpus culturel extraordinairement vaste qui va de l’architecture, l’histoire, la littérature, l’art, les toponymes et les noms de famille, jusqu’à la poésie, la musique et le théâtre . « 

Nous avons déjà signalé qu’il s’agit d’une forme de chasse très ancienne qui a des origines asiatiques. Après tout, les immenses steppes orientales, riches en gibier, aussi bien phasianidés que lièvres, ou autres petits animaux, représentent peut-être le terrain idéal pour exercer cette noble forme de prédation. Selon certains chercheurs, cependant, même au Proche-Orient et presque à la même époque, des hommes d’autres cultures et religions ont commencé à élever des oiseaux de proie pour les utiliser comme auxiliaires lors des sorties de chasse. C’est donc un phénomène qui se produit de manière quasi synchrone dans diverses parties du globe et qui voit sa propagation dans le reste du monde, grâce aux échanges culturels et commerciaux entre les peuples anciens.

En Italie

Dans le Bel Paese, la diffusion de la fauconnerie trouve son origine dans période médiévale par les navigateurs vénitiens qui commerçaient avec l’Orient mais, en même temps, pour la présence de fauconniers arabes présents à la cour normande de Frédéric II et pour les contacts avec l’Orient pendant les croisades. Cependant, probablement le premier à apporter cette forme de prédation en Italie et en Europe du Sud ont été les chasseurs germaniques lors des raids barbares.

Commençant paran mille cette pratique de chasse connaît une diffusion à grande échelle, à tel point qu’elle devient un phénomène culturel de grande envergure. À l’appui de cette hypothèse, ils nous sont parvenus du passé de nombreuses œuvres artistiques représentant des chevaliers de fauconnerie. Parmi ceux-ci, on peut citer ceux présents dans leChâteau de Melfidans le Castel del Monte dans les Pouilles, dans le Palais des Normands à Palermedans le Palais Ducal à Mantouedans La chambre de Dante au Torre Grossa de San Gimignanoet au Palais Public de Sienne. Dans ce dernier, en particulier, il y a un immense tableau, datant de 1338-1339, réalisé par l’artiste Ambrogio Lorenzetti qui représente allégoriquement les différences entre les « Bon et mauvais gouvernement d’une ville ». Précisément dans l’une des fresques qui représente les effets de la bonne gouvernance d’un territoire, certains nobles sont représentés en train de sortir à cheval d’une des portes de la ville pour aller chasser avec le faucon. Avec son travail, l’artiste veut nous faire témoigner que les effets d’un « Bon gouvernement » ils se retrouvent aussi dans la gestion des campagnes, qui deviennent des lieux sûrs et féconds où l’on peut vivre, mais aussi pratiquer des activités de plein air en toute sérénité. Et ce n’est pas un hasard si Lorenzetti, pour exprimer le concept, a représenté des fauconniers ; l’art de la fauconnerie était en effet une activité courante et répandue, pratiquée aussi bien par les hommes que par les femmes.

Effets du bon gouvernement dans la campagne, 1338-1339, Palais de la Paix, Palazzo Pubblico,

Selon la fiche d’information rédigée par l’UNESCO, les quartiers où la fauconnerie est encore la plus pratiquée aujourd’hui dans les régions italiennes suivent en grande partie ceux historiquement liés aux cours de la Renaissance et encore plus tôt aux palais municipaux toscans, ainsi qu’aux châteaux Frederick dans le sud Italie.

Frédéric II de Souabe Saint Empereur romain

Parler de la fauconnerie en Italie, c’est d’abord mentionner l’empereur Frédéric II de Souabe. L’empereur du Saint Empire romain germanique, sur le trône de 1220 à 1250, était en effet un fauconnier passionné et un grand connaisseur de la chasse. Son traité De arte venandi cum avibus rédigé en une trentaine d’années et resté inachevé du fait de la mort de l’auteur, il traite précisément de l’art de la fauconnerie sous tous ses aspects.

Le texte parle de l’élevage des rapaces et des techniques pour les capturer, du matériel pour la pratique de la fauconnerie et des techniques d’entraînement, mais décrit également les oiseaux en détail. (non seulement les auxiliaires, mais aussi la proie). Il décrit les habitats, les caractéristiques biologiques, y compris les organes internes des différents types d’animaux, les itinéraires, les périodes de migration et les caractéristiques de vol. Bref, un traité « Très moderne » et fascinant écrit par un chasseur passionné et érudit naturaliste du Moyen Age. Le traité va cependant bien au-delà de l’essai scientifique et témoigne de la soif de savoir qui motivait les études du Souverain et de l’authentique passion qu’il avait pour la chasse et la nature. Le texte est conservé à la Bibliothèque du Vatican et représente une copie incomplète transcrite par Manfredi, fils de l’Empereur. Il faut souligner que l’ouvrage s’inspire d’un traité arabe de fauconnerie, Kitāb al-mutawakkilī par un certain Moamin, que Frédéric lui-même avait traduit en latin. Le titre de l’ouvrage traduit est De scientia venandi pour aves (« La science de la chasse aux oiseaux »).

Portrait de Frédéric II avec un faucon, extrait de « De arte venandi cum avibus »

Et l’on se plaît à imaginer l’étonnement des premiers Européens qui ont eu l’occasion d’observer, étonnés et incrédules, des chevaliers barbares en armure puissante portant des oiseaux de proie sur leurs bras. Ou encore, on se plaît à fantasmer sur l’émerveillement des premiers Européens qui eurent l’occasion d’observer, émerveillés et incrédules, d’anciens chasseurs arabes enveloppés de beaux manteaux aux couleurs vives, chevauchant de puissants canassons tenant à un bras des rapaces dociles et sauvages au en même temps. Et l’on se plaît à imaginer, dans un enchevêtrement de langues différentes, le flot de questions que les Occidentaux ont posées à leurs confrères de l’Est pour comprendre leurs techniques et découvrir comment surmonter les difficultés naturelles d’un art si complexe et en même temps séduisant, dont il s’agissait de la capture d’un oiseau de proie et de son dressage à la chasse. Deux mondes différents qui se sont rencontrés, deux cultures différentes qui se sont comparées, unies par un dénominateur commun : la passion de la nature et de l’art de la chasse.

 

spiermaria
Author: spiermaria

Passionné de chasse, je suis originaire du Gers. Je rédige des articles d'actualités pour Parlonschasse.com

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